Rétrospective

Bouquine Job 2016

2016 -Le pays d’où j’écris Pour la première fois, des auteurs régionaux viennent présenter leur œuvre : Gabriel Chantelauze, Emmanuelle Maisonneuve, Paul Gioux Marie-Ange Colombier. Justement ils ont au cœur la même musique que Leila Sebbar venu nous parler de son attachement à ses deux pays …. La thématique est dont évidente : ce sera « Le pays d’où j’écris » Autre innovation, Bouquine Job s’installe au cœur du village, tentes et barnums sont érigés sur la place de l’église. La fête commence par une soirée lecture au B’o Bar

Chez les enfants, c’est Véronique Vernette qui fait rêver et recréant une rue de village imaginaire.

 

Leïla Sebbar

 

Leïla Sebbar est née en Algérie française et coloniale, d’un père algérien lettré en arabe et en français, et d’une mère française, originaire de Dordogne, tous deux instituteurs.

Elle a fait des études supérieures de lettres à Aix en Provence puis à Paris à la Sorbonne. Elle centre son travail de recherche sur la figure du « bon nègre » dans la littérature coloniale française au 18ème siècle, sur l’éducation des filles, les violences contre les petites filles, avant d’accéder à la fiction grâce à un travail de réflexion avec d’autres femmes dans les années du MLF (Mouvement de Libération des Femmes).

Elle s’attache, désormais, à explorer l’exil, ses différentes formes et ses effets poétiques et politiques dans ses romans et ses nouvelles.

Leïla Sebbar publie aussi des récits d’un voyage immobile avec textes et images sur les deux rives de la Méditerranée, où se croisent l’Algérie, métaphore de l’Orient et la France, métaphore de l’Occident. Elle invite des écrivains et compagnons de ses routes, construisant ainsi une sorte d’autobiographie collective.

 

Véronique Vernette

 

Entre France et Afrique son cœur balance. Véronique Vernette est née à Marseille en 1972. Après ses études aux Beaux-Arts de Saint Etienne, elle entreprend plusieurs voyages au Burkina Faso, ce pays qu’elle avait depuis longtemps appréhendé à travers musique, romans et récits de voyages. En 2001, elle passe six mois à Ouagadougou pour enseigner les arts plastiques. Sur place, la rencontre avec de nombreux artistes, artisans et conteurs sera la source d’inspiration de ses recherches personnelles.
Véronique observe, se nourrit de la vie qui l’entoure et emplit ses petits carnets de collages, notes et croquis. Ses albums ont la particularité de présenter une Afrique urbaine et actuelle. Pas de savane, pas de lion, mais des poulets, des vélos, du bruit, des gens dans leur quotidien tels qu’elle les côtoie.

 

Gabriel Chantelauze

 

Auteur de LES MOISSONS DE LA MARQUISE et HISTOIRE DU LOYE

« Gabriel Chantelauze, né en 1954 à Ambert, a grandi dans une famille paysanne, commune de Job. Après des études de psychologie et une expérience de la psychanalyse, il exerce dans ce secteur d’activités en Corrèze. Enquête, intérêt pour la langue d’Oc prolongent sa sensibilité à un monde quasi-disparu à ce jour et dont il a pu connaître quelques aspects bien vivants. Son premier roman « Les moissons de la Marquise » est paru en juillet 2011. C’est l’histoire d’une femme, d’une » particulière » dont le trajet de vie si singulier lui a été raconté par Mme Tournebize-Dauphin Marie-Louise, habitante de Job, décédée en 1996. La fin de ce parcours de vie a été, bien sûr, modifiée. C’est dans les liens, la reconstitution des manières d’être, de parler, de concevoir le monde que Gabriel Chantelauze situe sa sensibilité propre, une part d’auto-fiction; ce qui, souhaite-t-il, a le plus d’effet de résonance, d’écho pour tout lecteur. Son second roman « Histoires du Loye », paru en juin 2015 est construit de la même manière, à une époque ultérieure à celle où se déroule son premier roman. Là, c’est le burlesque qui l’emporte, une manière de dire des choses graves avec une certaine ironie, un côté farce. C’est un effet, les facéties qui arrivent à ce garçon resté adolescent, un peu simple, avec un clin d’oeil à « Un coeur simple » de G. Flaubert. N’est-ce pas là, selon Gabriel Chantelauze, un peu une part intime de nous-même, celle que l’on ne s’avoue guère?
Ce sont des romans dits de « terroir ». Les « Editions des Monts d’Auvergne » ont leur siège à Champetières, lieu bien connu de l’auteur qui y a grandi de un à sept ans, avant de venir à Job. Gabriel Chantelauze remercie son gérant, Jean-Louis Boithias et sa compagne Katy Lavandier d’avoir pris les risques d’éditer et de diffuser ses deux romans. »

 

Emmanuelle Maisonneuve

 

Auteur de TOM PATATE et DANS LES BRANCHES

Née en 1964, Emmanuelle Maisonneuve vit en Auvergne, au pied du Forez, comme ses héros. Dans sa vie, elle a : tapé à l’ordinateur, vendu des crêpes, écrit des lettres pour les autres, aidé des gens étrangers à parler, lire et écrire français, et des français à aimer écrire en français !
Elle aime : lire en se lavant les dents, écrire en épluchant les légumes, organiser des chasses au trésor, partir à la découverte des chemins, s’agenouiller dans le potager, s’aplatir dans la bruyère, s’allonger dans les prairies, et regarder ce qui s’y passe.

Son premier livre fut une trilogie : Tom Patate, publiée en 2010 et 2011 et rééditée en poche chez PKJ de 2014 à 2016. Elle revient en septembre 2015 avec un nouveau roman ados adultes : Dans les branches.

 

Paul Gioux

 

Auteur de LA LIGNE DE PARTAGE DES VENTS (roman ), LE COUCOU LUMINEUX, LA PENDULE A CINQ COUPS (recueils de poèmes)

Un homme de passions qui partage sa vie entre les circuits moto qui lui permettent de redonner vie à quelques belles mécaniques et les engagements associatifs, entre autres au sein de l’aéroclub du Livradois Forez ou à l’Université populaire de la Dore dont il fréquente assidument le Café littéraire.

L’écriture, comme un trait d’union, vient relier les différentes facettes de sa personnalité.

De sa vie professionnelle, il lui reste un regard aiguisé sur la condition humaine que nous retrouvons dans ses textes. Ouvrier agricole jusqu’à l’âge de 16 ans il rejoignit, comme nombre de ses compatriotes, la ville et les usines, d’abord à Paris puis à la SEITA à Riom. Cadre dans une organisation politique, c’est bien naturellement qu’il occupa des fonctions électives.

Son roman La ligne de partage des vents, récit à tonalité médiévale et aux accents surréalistes propose une épopée inédite de la Danseuse de pierre : En Haute-Corrèze , une église dénuée de renom protège une Salomé de calcaire rustique et polychrome « La Dansarelle » portant le plateau macabre sur son bras , comment est-elle parvenue au cœur des tourbières, des vents et des bruyères ? L’auteur nous offre également une série de textes poétiques: Le coucou lumineux et la pendule à cinq coups. qui nous invitent , entre autres , avec audace,à déplacer le curseur de notre ère chrétienne sur la date du Dimanche 2 Août 1914…

 

Marie-Ange Colombier

 

Tout a commencé en 1983, au milieu de la neige et des montagnes, dans la maison familiale qui a accueilli mon premier regard. Trois ans plus tard, je quitte l’Auvergne, et d’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours cherché à y revenir.
En 2004, j’emménage dans la capitale auvergnate. Je suis de retour au pays.
Je m’essaye au métier de comédienne. J’y perds quelques plumes et je m’apprends, entre Racine et le théâtre burlesque. Je monte à Paris, le temps d’une audition au cours Florent. Un coup d’essai sans suite mais dont je ressors plus enrichie que jamais.
Le temps file encore et me voilà à quelques kilomètres de mon lieu de naissance. L’histoire peut alors prendre vie.
Pas la mienne, mais celle d’Éloïse, et les autres…Les dissidents.
Je n’ai pas fait de grandes études, tout ce que j’ai appris, je le dois à la passion.
La passion de l’Histoire, celle qui a façonné notre monde et qu’on ne doit jamais oublier.
La passion des mots, l’amour de la lecture et de l’écriture.

Je n’ai plus qu’à puiser au cœur de mon imagination pour créer, inventer et mêler la fiction aux grands événements historiques.

 

Marion Janin

 

Marion Janin est née à Lyon et parcourt plusieurs régions de France avant de s’installer en Auvergne en 2008, à Bertignat tout d’abord puis à Job en 2013.
Illustratrice, elle publie son premier album en 2003 (Noir ébène, éditions Pastel – l’école des loisirs). Elle a déjà répondu oui à une commande pour L’Atelier du poisson soluble, éditeur auvergnat, mais c’est ici qu’elle en réalise toutes les planches et l’album Les Silences des pierres, texte de Philippe Barbeau, paraît en 2010. Elle publie encore chez eux Le Ventre du crocodile, sur un texte d’Olivier Bardoul, en 2015, et travaille pour eux à son prochain album L’Enfant errant sur un texte de Gilles Aufray, prévu pour 2017.
Marion Janin vient de signer la couverture du Central Parc et de bénéficier d’une bourse d’aide à l’écriture de la région Auvergne Rhône-Alpes, ce qui l’inscrit encore davantage dans notre territoire !

Vous pouvez voir son travail sur www.marionjanin.com

 

Juliette Belliard et les Nadinettes

 

Les Nadines ( ou Nadinettes).

Ces Marionnettes dites portées, ont été construites l’été 2010 à l’occasion d’un laboratoire du Collectif Grand Réservoir à St Amant-Roche-Savine (63), pour la Fête PatroMale.

Ces « Nadines » forment une sorte de club, fan de Nadine de Rotchild. Petit à petit, elles se sont spécialisées dans la lutte contre la morosité. Et en ce moment, la morosité est particulièrement présente, avec la crise, le dérèglement climatique, le saccage économique et surtout social de notre société, la disparition du minitel, la mort d’Eric Charden de Stone et Charden… Leur leitmotiv : Halte à la morosité, à la tristesse, à l’isolement, au repli sur soi ! Il faut que les gens se reparlent dans les villages, que dans les villes, les voisins de palier osent se demander service, que les gens retrouvent le goût de l’entraide et du plaisir d’être avec l’autre…Pour accomplir cette belle mission, elles ont l’habitude d’organiser toute sorte d’événements qui permettent aux gens de se réunir et de se rencontrer dans un cadre convivial et joyeux : des dîners, des randonnées, des thés dansants, des jeux dans la nature, des sorties culturelles, des jeux de cartes, des sorties au bowling…

Cette année elles ont organisé Bouquine Job.

Malheureusement, toutes non pas pu venir. Le club des nadinettes se disperse. Trop d’événement à gérer en même temps.
Seule Françoise, aux dernieres nouvelles, sera présente à Bouquine Job.
« Francoise est d’une sincérité désarmante. Elle n’hésite pas à dire ce qu’elle pense mais ne cherche jamais à blesser qui que ce soit ».